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Parfums 10. Moi + l’Autre = Nous / Eu + o Outro = Nós

Du 21 mai au 19 juillet 2016
Paris – Lisbonne / 10e édition

La 10e édition des Parfums de Lisbonne marque une étape symbolique pour cet événement désormais arrivé à maturité. Depuis 2007, au fil des rencontres et des échanges, le festival s’est épanoui. La programmation des samedis de juin s’est élargie dans le temps et dans les lieux. Nous voyagerons avec des convives devenus partenaires et croiserons la route de nouveaux invités. C’est un temps de bilan qui porte à réfléchir sur le rôle d’un festival défini par le croisement des cultures, des publics, des langues, des espaces géographiques…

L’actualité nationale et internationale pointe le paradoxe de notre époque : en pleine mondialisation, le repli des peuples. Festival d’urbanités croisées entre Lisbonne et Paris, les Parfums de Lisbonne ne cessent d’envisager l’être humain dans sa globalité ; le corps de chacun fait toujours écho à l’ensemble constitué des autres.

« La parole est liée à un paysage, à un temps, mais elle essaie de rencontrer tous les paysages et tous les pays du monde. […] », dit Édouard Glissant ; en ce qui concerne le croisement linguistique, comme lui nous pensons que la question de « la connaissance des langues est une question d’imaginaire des langues. […] On peut ne pas parler d’autres langues que la sienne. C’est plutôt la manière même de parler sa propre langue, de la parler ouverte ou fermée ». On ne peut plus écrire son paysage ou décrire sa propre langue de manière monolingue.

La thématique de la 10e édition du festival entre en résonance avec l’œuvre de l’écrivain portugais, Mário de Sá-Carneiro, cent ans après son suicide à Paris en 1916. Des variations pluridisciplinaires autour des textes de l’artiste viendront rappeler la voix d’un auteur qui n’a pas vieilli (il n’avait que 26 ans).

« Je ne suis ni moi ni l’autre » écrivait ce proche de Fernando Pessoa avec qui il a créé la revue Orpheu, Je + l’Autre = Nous / Eu + o Outro= Nós dirons-nous en 2016.

Graça Dos Santos

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Parfums 9. Voix, Voies / Vozes, Vias.

Du 28 mai au 2 juillet 2015
Paris – Lisbonne / 9e édition

Plus que jamais la thématique du festival fait résonner les sons et les langues en même temps que s’affirment nos choix pour des chemins que nous ne fermons pas. Car notre voie n’était pas tracée, nous l’avons dessinée peu à peu entre quête et détermination. Il s’agit aussi de ne pas bouder son plaisir et d’offrir ses passions autour du langage, communication ouverte à tous.

Voix entonnées, corps en mouvement ne seront jamais assez pour continuer de dire haut et fort la culture en partage.

« L’universel c’est le local moins les murs »
jamais la voix de l’auteur portugais Miguel Torga n’aura été si nécessaire, 20 ans après son départ. Nous créons son théâtre en français et son œuvre est la petite musique de la 9e édition des Parfums.

Cette année encore de nouvelles collaborations, de nouveaux lieux pour un public mêlé, attendu et inattendu ; à la fois déjà fidèle, il est sans cesse renouvelé par la diversité des formes proposées tout autant que par celle des espaces de présentation.

Graça Dos Santos

Parfums 8. Le doute ? A dúvida ?

Du 24 mai au 21 juin 2014
Paris – Lisbonne / 8e édition

Arrivés à la 8e édition édition de notre festival, ne devrions-nous pas commencer à avoir des certitudes ? C’est que le doute ne consiste pas pour nous à hésiter à prendre parti ou à ne savoir qui croire.

Dès le printemps, les « complicités » des Parfums invitent  à la promenade insolite, avant-goût précédant le festival traditionnellement lancé en mai / juin au quartier de l’Horloge dans le cadre du festival Nomades de la Mairie du 3e et de la périphérie du 32e Marché de la Poésie à Paris, avec le cinéma MK2 Beaubourg. Avec le soutien de nos partenaires publics et privés, nous poursuivons notre voyage entre les capitales de deux pays aux relations fécondes au sujet desquelles nous réfléchirons. Nous interrogeons les tissus urbains des deux métropoles faites de mélanges et délions corps et langues au-delà des frontières tout en faisant sonner des idiomes dont la portée dépasse le continent européen.

Pas question de tergiverser en ces temps où la réalité dérape, c’est elle que nous questionnons. Face à l’austérité proclamée, notre luxe sera de continuer à affirmer  comme essentielles des formes spectaculaires dynamiques et interactives où chacun a sa place et où le dialogue interculturel est le seul langage possible.

A n’en pas douter, c’est devant les évidences galvaudées  et les discours convenus qu’il faut rester sceptiques. Les vessies ne sont pas des lanternes (o gato não é lebre)!

Graça Dos Santos